La Lithuanie
SON NOM.
 
Son nom  ( Lietuva ) viendrait du nom de la rivière Lietava (Lietauka), affluent de la rivière Neris. La rivière Lietava prend sa source à 25 km en amont de la petite ville de Kernavé, première capitale de la Lithuanie et centre politico-économique important à l’est  de l’ancienne Lithuanie (autrefois Lithuanie).
Le nom de Lituania a été mentionné pour la première fois en 1009 dans une chronique latine : Annales Quedlinburgenses.
 
SON EMBLEME.
 
Symbolisé par  chevalier en armes sur sa monture, appelé Vytis, c’est l’une des plus anciennes armoiries (blason) d’Europe. Ce blason remonte à 1366 époque du Grand Duc Algirdas et est devenu l’emblème du Grand Duché de Lithuanie au commencement du XV° siècle. En 1918 Vytis est devenu le symbole national le plus marquant de l’Etat Lithuanien.
 
SON DRAPEAU.
 
Le drapeau actuel a bandes horizontales : jaune, vert et rouge du haut en bas a été conçu en 1918. La symbolique des couleurs est la suivante :
-le jaune représente le soleil, la lumière et la prospérité ( j’ai rapporté par ailleurs que le jaune pouvait avoir quelque relation avec la couleur jaune de la campagne au printemps lorsque fleurissent les pissenlits tout aussi bien que d’autres fleurs jaunes qui fleuriraient en Juillet).
-le vert représente le paysage Lithuanien, l’espoir et la joie.
-le rouge est la couleur de la terre de la vie et du sang, il symbolise le courage et la ténacité du peuple Lithuanien lors de ses luttes pour la liberté.
 
SON HYMNE NATIONAL.
 
Les paroles et la musique de l’hymne national Lithuanien, appelé « Tautiné giesmé », ont écrites et composée par Vincas Kudirka et publié pour la première fois en 1898 et joué une première fois en public à Vilnius en 1905. « Tautiné giesmé » est devenu l’hymne national  de la République en 1918. Il a été interdit pendant l’occupation soviétique.
 
SON GOUVERNEMENT.
 
Le Seimas ( Parlement ) est le corps suprême de l’Etat. Il comprend 141 députés élus pour 4 ans.
Le président est élu au suffrage direct par les citoyens pour une durée de 5 ans. Valdas Adamkus le président actuel a pris le pouvoir le 26.02.1998. Auparavant il avait vécu la majeure partie de sa vie aux USA. Il est le troisième président de la Lithuanie post soviétique après Algirdas Brazauskas  (ex. communiste ) élu en 1993 et Vytautas Landsbergis qui fut le premier Président du Parlement élu le 11 Mars 1990, après qu’il eut chassé les soviets et déclaré le rétablissement de l’indépendance de la Lithuanie.
Le gouvernement est composé d’un premier ministre et de 17 ministres. Le premier ministre est désigné (ou démissionné) par le président de la république avec l’accord du parlement.
 
SES FRONTIERES ET DISTANCES.
 
La Lithuanie a 1747 km de frontières avec en plus 99 km de cotes. Il n’y a pas dans la mer Baltique appartenant à la Lithuanie. Elle a : au nord 610 km de frontière avec la Lettonie, à l’est et au sud 724 km de frontière avec le Belarus , au sud-ouest 110 km de frontière avec la Pologne et enfin 303 km de frontière avec la région de Kaliningrad qui appartient à la fédération de Russie.
D’est en ouest la Lithuanie mesure 373 km et 276 km du nord au sud. Le centre géométrique du pays se trouve prés de la ville de Kédainiai. Sa superficie égale à celle du Bénélux est de 65300km2.
 
 
 
SON RELIEF.
 
La Lithuanie possède trois  régions de plaines et  trois régions de collines. Le point le plus élevé (293.6 m) se trouve sur la colline de Juozapiné dans la région de Vilnius. Il y a en Lithuanie plus de 4000 lacs et 722 rivières.
La rivière la plus longue est le Niémen qui mesure 937 km dont 475 km en Lithuanie.
 
SON CLIMAT.
 
C’est un climat mi maritime mi continental . La température moyenne annuelle est : 6.7°C (-4.9°C en Janvier et 17°C en Juillet) mais les extrêmes peuvent être 30°C en été et -32°C en hiver. Le niveau des précipitations est de 744.6 mm. Le taux moyen d’humidité est de 78%. En fin quelque soit la saison ne jamais oublier son parapluie.
 
VARIATIONS ETHNIQUES.
 
On distingue sur le plan de l’ethnographie et des langues les régions suivantes : Zemaitija à l’ouest, Aukstaitija au centre et à l’est, Suvalkija au sud du Niémen et Dzukija au sud de la Lithuanie.
 
SES RELIGIONS.
 
La plupart des Lithuaniens sont catholiques romains. Il y a cependant des orthodoxes (et des vieux orthodoxes), des évangélistes luthériens, des juifs et bien d’autres minorités et sectes diverses se développant depuis l’indépendance.
 
SA LANGUE.
 
Le Lithuanien est une langue archaïque, elle a conservé  ses caractéristiques tonales et morphologiques anciennes. De toutes les langues d’origine Indo-Européennes encore parlées de nos jours le Lithuanien est celle qui se rapproche le plus du Sanskrit. L’alphabet Lithuanien est de base latine à 32 lettres.
 
QUELQUES ELEMENTS DE BASE.
 
Surface de la Lithuanie : 65.300 km2. Population : 3.780. 000 habitants. Capitale : Vilnius. Langue officielle : le Lithuanien. Villes les plus  importantes selon le nombre d’habitants : Vilnius : 580.100. Kaunas : 418.700. Klaipéda : 203.300. Siauliai : 147.000. Panavézys : 133.300. Groupes ethniques : Lithuaniens : 83%. Russes : 8.4 %. Polonais : 7 %. Belarussiens : 1.5%. Autres : 1.8%. Population par tranches d’âge : Moins de 15 ans : 21.9%.En âge de travailler : 61%. Retraités : 17.1%. Densité de la population : 56.8 habitants/km2, dont : Rurale : 33%, Urbaine : 67%. Espérance de vie : Hommes : 65 ans, Femmes : 76 ans à comparer à la France : Hommes : 73 ans et femmes : 82 ans.
 
 
SON HISTOIRE.
 
Quel est ce pays d’eau, de forets et d’ambre qui après 50 ans d’absence,  revient dans le monde moderne rejoignant la communauté des nations.
Installés dans ce recoin de la Mer Baltique  depuis le troisième millénaire avant notre ère, les Lithuaniens sont parmi les peuples indo-européens les plus anciens. Leur langue est la langue vivante la plus proche du sanscrit.
Les Lithuaniens, de race balte, refoulés vers l’ouest par les Slaves, occupent définitivement la région du Niémen au x° siècle ; ils se divisent alors en Samogiciens, ou Jmoudes, au nord - ouest, en Iatvings au sud-ouest (Podlachie), en Lithuaniens proprement dits au centre, tous morcelés en petites tribus. Plus tard,  ils se regroupent pour attaquer les villes russes ou résister à la poussée allemande (Chevaliers Teutoniques de Prusse ou chevaliers Porte-Glaive de Livonie).
L’année 1236 est considérée comme celle de la naissance de l'état Lithuanien. Le Grand Duc Mindaugas (1239-1263) unifie la Lithuanie. Il se fait baptiser Roi de Lithuanie en 1251 pour désarmer les Croisés allemands, il reçoit la Couronne Royale des mains du Pape Innocent IV en 1253, mais devant la mauvaise foi des Allemands et l’hostilité de ses sujets encore païens, il abjure sa foi en 1260. Durant deux siècles,  grâce aux conquêtes de ses successeurs et à l’affaiblissement des principautés russes saccagées par les Mongols, le territoire Lithuanien s’étendit jusqu'à la Mer Noire, comprenant le Belarus (Biélorussie ou Russie Blanche) et l’Ukraine (Petite Russie). Le Grand Duché de Lithuanie fut le rempart contre les envahisseurs Tatars et la « Horde d’or des Huns ». Sous l’influence de leurs sujets russes, les Lithuaniens se civilisent, et sans se convertir, se montrent favorables à la religion orthodoxe. Le Prince Vaisilkas se montre favorable à la religion orthodoxe.
Au début du XIV° siècle le Grand-Duc Gedyminas (Gédymin) (1275-1341) premier des Jagellon dont descend l'une des famille princière russe: les Galitzines, qui a fondé Vilnius, se dit roi des Lithuaniens et des Ruthènes. Il se convertit au catholicisme en 1316 et devient Grand-Duc de Lithuanie (1316-1341). La nouvelle capitale Vilnius fondée en 1323 et qui succède à Kernavé sera détruite par les Chevaliers Teutoniques en 1377. Ses fils Algirdas (Olgerd) mort en 1377 et Keistutis (1297-1382) Duc de Trakai, luttent contre les Polonais et les Tatars. Ils disputent aux Moscovites l’hégémonie sur les principautés russes qui ne regardent pas encore les Lithuaniens comme des étrangers. Mais le fils d’Algirdas, Jogaila (Ladislas II - Jagellon)1348-1434 , au pouvoir depuis 1382, en épousant Hedwige d’Anjou héritière du trône de Pologne (1385) unit pour quatre siècles les peuples Lithuaniens et polonais. Sa conversion au catholicisme en 1387, pour tenter d’enlever a l’Ordre Teutonique l’alibi de la croisade contre les païens, est bientôt imitée par les Lithuaniens va les couper de leurs sujets russes.
Toutefois l’union entre  la Pologne et la Lithuanie ne va se faire que par étapes. Jogaila a du du céder le gouvernement de sa patrie avec le titre de Grand-Prince (1401) à son cousin Vytautas (Vitold)- 1350-1430, il régnera jusqu'à sa mort de 1392 à 1430. Ce dernier battu sur la Vorskla par les Tatars ne peut plus progresser en Russie, mais il aide Jogaila , les Polonais et les Russes à triompher définitivement de l’Ordre Teutonique qui voulait convertir le dernier peuple païen d’Europe, à la bataille de Grunwald (Tannenberg) le 15 Juillet 1410. La Lithuanie récupère ainsi la Samogitie. La Lithuanie sera totalement convertie au catholicisme d 1392 à 1430.
Plusieurs réunions de Nobles polonais et Lithuaniens : pacte de Vilnius-Radom en 1401, congrès d’ Horodlo en 1413, règlent l’union des deux états dans l’égalité absolue, mais au seul profit des catholiques.
Vytautas est remplacé par son frère Sigismond (1430-1440), mais après l’assassinat de ce dernier la couronne de Lithuanie revient au deuxième fils de Jogaila, Casimir, qui devient roi de Pologne en 1445 sous le nom de Casimir IV, son troisième fils deviendra : Saint Casimir (3.10.1458-1483) Saint  Patron de la Lithuanie, chaque année on célèbre sa fête le 4 Mars.
La conquête turque arrêtant l’expansion Lithuanienne vers la mer Noire, la principauté est désormais mise au service de la politique polonaise. Les Moscovites (Ivan III et Basile III), détachent alors les principautés et les villes russes de la clientèle Lithuanienne.
La langue officielle est le latin puis le biélorusse jusqu'au XVI° siècle ouis le polonais. A u XV° siècle la Lithuanie s'étend  de la mer Baltique à la mer Noire.
A la mort de Casimir (1492), les Lithuaniens rompent l’Union en choisissant son quatrième fils, Alexandre I° Jagellon , mais  Grand -Duc de Lithuanie de 1492 à 1506, il devient Roi de Pologne en 1501. En 1561 la Livonie est rattachée au grand duché, cependant la Suède s’en fait céder la majeure partie en 1629. Devant l’audace grandissante des Tsars et la veille de l’extinction des Jagellon, les Lithuaniens acceptent que l’Union (Lublin 1.07.1569) devienne perpétuelle : il n’y a plus qu’un seul Sénat, une seule Diète, siégeant à Varsovie (qui remplace Cracovie et Vilnius), le roi est élu par les nobles des deux nations, c’est la fin de l’espoir d’une Lithuanie pour laquelle les Gostautas ont tant lutté.  Pendant 14 mois en 1573/1574  Henri de Valois (Roi de France sous le nom Henri III) fut Roi de Pologne et Grand -Duc de Lithuanie. La Volhynie, la Podlachie et la Kiévie sont rattachées à la Pologne.
L'Université de Vilnius est créée en 1579 par Etienne Bathory. Copernic y enseigna.
Les classes dirigeantes du grand duché se polonisent rapidement et cherchent à convertir leurs sujets russes au catholicisme. L’union de Brest-Litovsk rattache en 1594 l'église de Ruthénie à Rome en lui laissant son rite propre (Eglise Uniate). E  1667 par le traité d'Androssovo, Smolensk est cédée à la Russie.
Les pouvoirs abusifs de la noblesse dans cet Etat multinational faible , et les querelles internes provoquent le déclin de l’Union et sa disparition lors des trois partages du royaume de Pologne et de Lithuanie au profit de la Prusse, l’Autriche et la Russie.
En 1793 et 1794 lors des deuxième et troisième partages de la Pologne la Lithuanie est rattachée à la Russie, et
lors du troisième partage de la Pologne en 1795, la quasi - totalité du territoire Lithuanien se retrouve alors sous la domination de la Russie Impériale.
En 1794 eut lieu le premier soulèvement contre l'occupation russe.
La russification systématique sous le Tsar Nicolas I°  provoqua de nombreuses révoltes particulièrement en 1830/31 et 1863/64 lors du deuxième et troisième soulèvement, ce qui conduisit la Russie à confisquer les domaines des seigneurs polonais.
En 1864 l'alphabet latin et la presse Lithuanienne sont interdits. En 1880 naîtra une "Intelligentsia" lituanophone.
Dépolonisée la Lithuanie connaît alors un réveil national et linguistique. La revue « AUSRA » fondée en 1883 par Basanavicius à Tilsit passe clandestinement en territoire russe, où les éditions en caractères latins sont interdites.
Les Allemands qui ont conquis le pays le 18.09. 1915, provoquent la réunion d’une Assemblée nationale. Celle-ci proclame l’indépendance le 16 Février 1918 et offre la couronne à un prince allemand Guillaume Duc d' Urach Comte de Wurtemberg fils du premier Duc Guillaume et de Florestine Princesse de Monaco. Auparavant un congrès réuni le 22.09.1917 avait demandé la restauration d'un royaume.
Devenue une république lors de la chute de l’empire allemand et du refus de Guillaume le 2.11.191918, la Lithuanie sert de champ de bataille aux Allemands, aux Polonais et aux Russes.
Un régime soviétique est installé le 16.12.1918, et l'armée soviétique occupe Vilnius.
Ce régime sera renversé à l'automne 1919.
 Reconnue indépendante par les Soviétiques qui lui cèdent Vilnius en Juillet 1920, la Lithuanie se voit enlever sa capitale historique (20.04.1920)par le coup de force du général polonais Zeligowski le 9 Octobre 1920 sous le gouvernement polonais du général Pilsudski. Le gouvernement Lithuanien se replie sur Kaunas.
La querelle lituano-polonaise dure encore en 1921 et1923, les discussions se poursuivent à la SDN à Genève entre 1923 et 1932 et la SDN tranche au profit de le Pologne, la Lithuanie refusera de reconnaître cette décision.
 La réforme agraire de 1922 liquide la grande propriété et crée 140.000 petites et moyennes exploitations.
Malgré la constitution démocratique adoptée en 1922, la Lithuanie connaît bientôt un régime autoritaire. Le chef de l'état, Smetona favorise d’abord le coup de force du professeur Voldemaras en 1926 puis le chasse du pouvoir en 1929 à cause de ses tendances fascistes.
Le 19 Mars 1938 un ultimatum polonais oblige la Lithuanie à reprendre des relations diplomatiques. Le 22.03.1939 Hitler prend Klaipéda (Mémel). Après la chute de la Pologne la Lithuanie se trouve dans la sphère d’influence soviétique suite à la signature du pacte germano-soviétique du 23 Août 1939 (pacte secret  Ribbentrop/Molotov donnant la Lithuanie à la Russie). En échange de bases militaires les Soviétiques rendent Vilnius à la Lithuanie le 10.09.1939 mais le 17.09.1939 les soviétiques occupent la région de Vilnius. Le 5.06.1940 les russes envoi un ultimatum à la Lithuanie lui reprochant la violation d'un pacte d'assistance.
Du 15 ou 21 Juin 1940 les Soviétiques occupent l’ensemble du pays qui devient une république soviétique le 21 Juillet 1940. La Lithuanie sera finalement réunie à l’U.R.S.S. le 3 Août 1940,et les déportations massives de Lithuaniens en Sibérie débuteront en 1941 (le 14 Juin est depuis, le jour du souvenir). Ces déportations massives reprendront en 1949, lors de la réinstallation des soviets en Lithuanie mais cette fois hélas pour plus de 45 ans. Quelques retours de Sibérie se feront après la période de déstalinisation entreprise par Kroutchev, après 19ans et plus de goulag, mais beaucoup ne reviendront jamais, particulièrement ceux qui ont été déporté au delà du cercle polaire ( à Bykovmis ou Titarij à l’embouchure de la Neva ) et ou la quasi totalité des parents puis des enfants sont morts de faim et de froid, les parents se privant de tout pour protéger leurs enfants, ce qui explique l’ordre des décès : parents-enfants, et qui était particulièrement vrai pour les Urbsys (une des familles associée à la notre, celle du ministre Lithuanien des affaires étrangères du gouvernement Lithuanien en 1939 ) .
Un an après l’invasion de la Lithuanie par les Soviétiques, Hitler engage son offensive contre l’U.R.S.S. et alors commencent trois années terribles d’occupation allemande. En 1941 la Lithuanie est à nouveau occupée par les allemands, puis à nouveau par les russes en 1944 qui déporteront 400 000 Lithuaniens dont la majeure partie de notre famille.
Le 28 Janvier 1945, l'armée soviétique repousse les Allemands. La Lithuanie est incorporée de force à l’U.R.S.S.. Les « frères de la foret » poursuivent la lutte armée contre l’occupant pendant 6 ans, mais la Lithuanie restera coupée du monde pendant plus de 45 ans. Elle sera enfin libre le 11.03.1990.
A partir de 1988, la création du mouvement Sajudis relance la lutte déterminée et pacifique du peuple Lithuanien pour son indépendance. Au lendemain des premières élections parlementaires libres depuis un demi siècle, le 11 Mars 1990, Vytautas Landsbergis est élu Président du Parlement qui déclare le rétablissement de l’indépendance de la Lithuanie.
Après l’échec du putsch de Moscou, le 27 Août 1991, la France reconnaît la souveraineté des trois pays baltes et la Lithuanie est admise à l’ONU le 17 Septembre 1991.
 
 
 
 
LA LITHUANIE ET LES ORDRES DE CHEVALERIE : PORTE GLAIVE ET TEUTONIQUE.
 
 
L’Ordre de chevalerie Porte-Glaive a été fondé en 1202 à Daugavgriva (Dunamund) pour mener la croisade contre les païens de Livonie (contrée située à cheval sur les actuels pays de Lettonie et Esthonie).
A l’origine ce fut une communauté religieuse, créée en 1197 à Brème, par Albert, évêque de Riga. Albert de Buxhovden en fit un ordre militaire, les frères de la Milice du Christ, dont le nom populaire, les « Porte-Glaive », provenait des deux épées rouges portées en croix sur leurs manteaux blancs.
Leur organisation fut copiée sur celle des Templiers, et leur règle sur celle de Citeaux. L’Ordre comprenait des chevaliers, des frères clercs et des frères servants. Le premier grand maître, Winno von Rohrbach (1202-1208) entreprit la conquête de la vallée de la Dvina, et extermina les Lives, les Tchoudes, les Zemgales et les Lettons. Pendant quatre-vingt-cinq ans, l’ordre, recruté en Wesphalie et en Saxe, transforma le pays en désert. Pour se renforcer, il fusionna en 1237 avec l’Ordre des chevaliers Teutoniques. Toutefois les Porte-Glaive conservèrent un grand maître particulier. Le dernier, Gotthard Kettler, écrasé en 1559 par le tsar Ivan IV, céda la Livonie à la Pologne, et érigea à son profit en duché héréditaire la Courlande et la Zemgale, sous la suzeraineté polonaise (1561).
 
L’Ordre de chevalerie Teutonique, est le troisième ordre militaire et religieux créé en Terre sainte. Issu d’une maison de pèlerins allemands  établis à Jérusalem, cet ordre est d’abord constitué en ordre hospitalier par une colonie de marchands de Brème et de Lubeck réfugiés à Acre lors du siège de 1190, puis en ordre militaire en 1198 par des princes allemands avec l’accord du pape Innocent III en 1199.
Recrutant bientôt parmi la noblesse allemande uniquement, exigeant la prononciation trois voeux monastique ordinaires, il s’impose des devoirs hospitaliers et militaires. Son administration centralisée et sa règle s’inspire de celle du Temple. Ses membres revêtent sur leur armure une robe blanche à croix noire. Sous Henrich Walpot et sous Hermann de Salza (1211-1239), l’ordre se développe rapidement en Terre sainte et surtout en Méditerranée, où il pratique une politique d’établissement. Cependant l’hostilité des deux autres ordres militaires et l’échec de sa politique d’expansion en Hongrie, où le roi André II l’appelle contre les Coumans  (1211), mais le congédie dès qu’il veut se rendre indépendant (1255), incitent Hermann de Salza à accepter d’intervenir en Prusse, où l’action de ses chevaliers s’inscrira à la fois dans le cadre de la croisade contre les païens et dans celui de la poussée germanique vers l’Est. (Drang nach Osten).
Sollicité par le duc de Pologne, Conrad de Mazovie, d’intervenir contre les païens de Prusse révoltés depuis 1224, Hermann de Salza se fait concéder le pays de Kulm (1226), puis obtient de l’Empereur Frédéric II des droits souverains les conquêtes futures. Dés lors sans abandonner la Méditerranée (le grand maître réside à Acre, puis à Venise, avant de s’installer à Marienburg, en 1309), l’ordre se voue à la conquête de la Prusse.
Soutenu par la croisade permanente proclamée en 1230, recrutant des chevaliers dans toute l’Europe, l’ordre extermine les païens, restaure les villes, peuplées bientôt de colons allemands (Torun, 1231 ; Kulm-Chelmo-, 1233 ; Marienwerder-Kwidzyn-,1233 ;Elbing-Elblag-, 1237 ;Konigsberg, 1255). Puis ayant absorbé les chevaliers Porte-Glaive en 1237 et leurs possessions de Livonie, de Courlande et de » Semigalle, les Teutoniques s’efforcent de relier celles-ci à la Prusse en soumettant les Lithuaniens. Enfin, ils s’assurent un  contact avec l’Empire en enlevant à la Pologne, la Poméranie avec Dantzig en 1308. Au cours du XIV° siècle, ils colonisent le pays (fondation de 93 villes jusqu’en 1490 ; défrichement, assèchement des marais) ; en même temps ils le germanisent par l’établissement de paysans, de bourgeois et de nobles allemands à coté des autochtones asservis ou décimés. L’ordre parvient ainsi à constituer un Etat souverain prospère ; il groupe une vingtaine de provinces, dépendant d’une administration établie auprès du grand maître à Marienburg ; outre les dignitaires traditionnels, un « Landmeister » gouverne la Livonie, un « Deutschmeister », les possessions allemandes.
Puissance prépondérante de l’Europe du Nord, il intervient aux cotés de la Hanse contre la Suède et le Danemark, purge la Baltique de ses pirates et annexe l’Estonie en 1346. Mais en privant la Pologne de tout accès à la mer par l’annexion de la Pomérélie, l’ordre s’était attiré un long conflit avec cette puissance unie à la Lithuanie convertie en 1386, alors que lui-même est affaibli par le relâchement de la discipline et des moeurs, par les revendications de la bourgeoisie et de la noblesse impatientes de son joug. Ainsi s’expliquent le désastre de Grunwald (15 Juillet 1410), consacré par le traité de Torun (1411) , puis la défaite de l’ordre dans la guerre de 1453 à 1466, où il doit affronter la Pologne et la Ligue prussienne, constituée en 1440 par les villes et la noblesse. Le second traité de Torun (paix perpétuelle de 1466) met définitivement fin à la puissance de l’ordre, qui ne conserve que la Prusse-Orientale, tenue en fief par la Pologne.
Désormais l’ordre végète jusqu'à la sécularisation de la Prusse (1525) par le margrave Albert de Brandebourg, grand maître depuis 1511 et qui se proclame duc de Prusse. Celle-ci passe désormais aux Hohenzollern. Réduit à son activité hospitalière originelle, l’ordre survit sous la direction du Deutsch-meister. Supprimé par Napoléon I° en 1809, il se replie à Utrecht, où il tente de renaître, en 1840, en tant qu’ordre de chevalerie ecclésiastique, catholique et aristocratique, puis en 1929, où il se voit attribuer le soin des infirmes et des pauvres. Il comptait en 1961 99 membres, répartis entre l’Autriche, l’Italie, le Tchécoslovaquie et l’Allemagne. Son siège est à Vienne.
 
 
CHRONOLOGIE DU REGNE DES GRAND-DUCS DE LITHUANIE DU XIII° AU XVI° SIECLE.
 
 
MINDAUGAS : 1239-1263. Premier prince historique, fils de Ryngold ( Ryngolt ) et chef des Aukstaitiai il se convertit au catholicisme en 1251, reçoit la couronne de Lithuanie des mains du Pape Innocent IV en 1253. Il abjure sa foi en 1260 et en 1263 assassiné, probablement par les princes Lithuaniens païens, le christianisme fut rejeté. Il est le premier unificateur de la Lithuanie, sous son règne l'état Lithuanien fut porté au faite de sa fortune politique. Il construisit la première église de Vilnius à l’emplacement de l’actuelle cathédrale. Après son assassinat la Lithuanie retomba dans une totale anarchie.
 
VAISILKAS : Orthodoxe, était très favorable à la religion orthodoxe pour la Lithuanie encore païenne et qui subissait alternativement les tentatives de christianisation des catholiques de l’ouest et des orthodoxes de l’est.
 
VYTENIS. Frère de Gedyminas,  participa lui aussi à la réunification de la Lithuanie en 1290 et en devint le grand-duc.
 
GEDYMINAS - (GEDYMIN) : 1275-1341. Se convertit au catholicisme en 1316 et nommé grand-duc et régnera jusqu’en 1341. Il y eut donc 56 ans de retour au paganisme entre  la fin de règne de Mindaugas et celui de Gedyminas. Gedyminas était issu d’une famille princière russe, les : Galizine. Gedyminas mourrut tué par le chevaliers Teutoniques lors d’un siège de Véliuona , dont le seigneur était Gostautas, ami proche de Gedyminas, lequel dut un jour verser 30 000 pièces d’or comme rançon aux chevaliers Teutoniques qui avaient fait prisonnier Gostautas. Gostautas mourut aussi à Véliuona en 1364 lors d’une attaque des chevaliers Teutoniques. C’est lors d’un tel siège que les chevaliers Teutoniques voulurent acheter la trahison de Gostautas, lui envoyant par dessus le mur d’enceinte de son château fort une importante  somme d’argent, qu’il renvoya aussitôt en criant en allemand, langue des Teutoniques : Ich habe ...Danke. Depuis cette époque le blason des Gostautas est agrémenté du : Habdankas Lithuanien, devenu en polonais : Habdank, ou Abdanck ou Abdank. Gedyminas eut deux fils et une fille :
-Algirdas (.....-1377).
-Keistutis (1297-1382).
-Aldona qui épousa Casimir Le Grand (1333-1370)  fils du roi de Pologne :Ladislas I° Lokietek.
 
ALGIRDAS - OLGERD : 1345-1377. Fils de Gedyminas, grand-duc de toute la Lithuanie il gouverna la Lithuanie à partir de 1382 avec son frère Keistutis, il mourut en 1377. Il fut à l’origine d’un agrandissement substantiel de la Lithuanie.
 
KEISTUTIS : 1297-1382. Deuxième fils de Gédyminas, il était avant de régner : Duc de Trakai. Associé à son frère Algirdas il lutta contre les chevaliers Teutoniques pour conserver ses frontières à la Lithuanie. A la mort de son frère Algirdas en 1377 il entraîna Jogaila le fils et successeur de son frère, hors de Vilnius et se proclama seul dirigeant de la Lithuanie. Mais en 1382 Jogaila parvint à capturer Keistutis et son fils Vytautas . Keistutis mourut en prison, assassiné dit-on par Jogaila, et Vytautas parvint à s’échapper.
Comme son frère Algirdas, Keistutis a été brûlé selon un rite païen ancestral, sur un bûcher funéraire avec leurs trésors, leurs armes, leurs chevaux et leurs chiens de chasse.
 
JOGAILA - JAGELLON : 1348-1434 (Grodec). Grand-duc de Lithuanie, il se réconcilia avec Vytautas et pris le nom de Ladislas II roi de Pologne lors de son mariage avec Hedwige d’Anjou (1374-1399) reine de Pologne (1384-1399) qui lui apporta ce royaume en cadeau de mariage, il écarta son oncle Keistutis du pouvoir en Lithuanie. Baptisé en 1386 il régna sur la Pologne de 1386 jusqu'à sa mort en 1434, mais dut céder la Lithuanie  à son cousin Vytautas en 1432. En quatrième noce il se marie avec Sophie de Holszany princesse lituano-russe. Avec Jogaila c’est l’avènement de la dynastie des Jagellon qui régna sur le grand-duché de Lithuanie et le royaume de Pologne jusqu'à la fin du XVI° siècle.
Jogaila fut attiré un temps par un projet d’alliance avec le grand-duché de Moscovie et la conversion des Jagellon à l’orthodoxie, mais comme les objectifs de conquêtes territoriales de Lithuanie et de Moscovie étaient semblables, Jogaila préféra finalement se rapprocher de la Pologne dont il devint roi à la suite de son mariage avec Hedwige d’Anjou. Il écrasa définitivement les chevaliers Teutoniques le 10.07.1410 à Grünwald (Tannenberg- Zalgiris).
 
VYTAUTAS - ALEKSANDRAS- VITOLD : 1350-1430. Fils du  vieux duc Keistutis , il assuma le pouvoir de 1392 à 1430,  grand prince il devint grand-duc en 1401 sous la suzeraineté  de Ladislas II -Jogaila, duc suprême. Il s’allia d’abord en 1392 avec les chevaliers Teutoniques, avant que Jogaila ne  l’associe  au gouvernement du Grand -Duché. Sous  le règne de Vytautas, Jonas Gostautas était maréchal de la cour royale et comme Vytautas il était anti-polonais. C’est sous le règne de Vytautas le Grand qu’un autre Gostautas, Petras, diplomate acheta à Rome l’icône de la Vierge, devenue miraculeuse,  qu’il avait offerte à l’église de Siluva où la Vierge est apparue par la suite.
Le corps de Vytautas supposé avoir été enterré dans la cathédrale de Vilnius, comme la plupart des grands-ducs n’a pas été retrouvé, par contre celui de sa femme Ona (Anna) décédée en 1418 y est déposé aux cotés des autres grandes duchesses. Vytautas est mort sans avoir pu se faire couronner roi de Pologne, et sans héritiers.
 
ZYGMANTAS  KEISTUTIS - SIGISMOND I° JAGELLON : 1430-1440. Il brisa la révolte de  Svitrigaila et devint grand-duc de Lithuanie en 1434. A sa mort c’est Casimir, deuxième fils de Jogaila-Ladislas II qui est pressenti pour lui succéder. Jonas Gostautas assura Sigismond de son appui qui en remerciement le nomma gouverneur de Smolensk. Sigismond fut enterré dans la cathédrale de Vilnius.
 
MICHEL JAGELLON. Fils de Sigismond il fut un temps proposé comme grand-duc de Lithuanie et roi de Pologne, mais Jonas Gostautas qui dirigeait le conseil des nobles de Lithuanie déjoua la manoeuvre et obtint que le trône soit confié à Casimir fils mineur de Jogaila. Mort en 1452 il est enterré dans la cathédrale de Vilnius.
 
SVITRIGAILA BOLESLOVAS -SVITRIGAILO: 1370-1452. Frère du roi de Pologne Ladislas II Jagellon, il s’entendit avec les chevaliers Teutoniques contre la Pologne et après la mort de Vytautas (Vitold) en 1430 il usurpa le pouvoir en Lithuanie, poussé par les polonais, pour succéder au dernier des survivants des enfants de Algirdas. La défaite des Teutoniques à Wilkomierz en 1435 l’obligea à se soumettre à la Pologne et à transmettre le pouvoir  au grand duc Sigismond I° qui régna de  1430 à 1440. Il est enterré dans la cathédrale de Vilnius.
Jonas Gostautas était à cette époque maréchal de la cour, il conserva ce poste pendant toute la durée du règne de Svitrigaila. Il fut chancelier de Lithuanie de 1443 à1458, et l’un des hommes d’état les plus éminents de cette époque.
 
CASIMIR IV JAGELLON : 1427-1492. Deuxième fils de Jogaila, il fut grand-duc de Lithuanie à la suite de l’assassina du sévère grand-duc Sigismond I° en 1440. Il fut envoyé à Vilnius comme gouverneur au nom de son frère le roi de Pologne Ladislas III, c’est alors que les Lithuaniens le proclament Grand-Duc en 1440. Il fut élu roi de Pologne en 1445/7 et il régna sur la Pologne jusqu’en1492, ne reconnaissant au début qu’une union fraternelle entre Pologne et Lithuanie (on sent là l’influence de l’indépendantiste Lithuanien Jonas Gostautas. Fils mineur de Jogaila, la régence du grand-duché fut confiée à Jonas Gostautas. Le troisième fils de Casimir  Jagellon, devint Saint Casimir (3.10.1458-1484 - Grodno-Belarus) et Saint Patron de la Lithuanie, il est fêté chaque année le 4 Mars, son sarcophage en argent  surmonte l’autel de la chapelle qui lui est dédié dans la cathédrale de Vilnius.
 Jonas Gostautas est mort en 1458 sous le règne de Casimir IV. Casimir IV eut quatre enfants :
-Ladislas II (1456-1516) qui fut roi de Bohème et de Hongrie et qui lui même eut un fils Luis II (1506-1526) qui lui succéda sur ces deux royaumes.
-Jean I° Albert (1459-1501).
-Alexandre I° (1461-1506).
-Sigismond le Vieux (1467-1548).
 
JEAN I°- ALBERT.  Second fils de Casimir IV, frère cadet de Sigismond I°, il succède à son père et régna de 1492 à 1501 sur la Pologne. Son règne comme celui de son successeur Alexandre I° fut une période violente de luttes intestines entre la noblesse et l’aristocratie, c’est alors que se façonna le régime parlementaire polonais.
 
ALEXANDRE I°- ALEKSANDRAS I° : Fils de Casimir IV, il fut grand-duc de Lithuanie de 1492 à 1506 et  roi de Pologne de 1501 à 1506, il succède à son frère  Jean-Albert.  Il est enterré dans la cathédrale de Vilnius.
 
SIGISMOND I° LE VIEUX : 1467-1548. Il fut roi de Pologne de 1506 à 1548. Sa deuxième femme la reine Bona Sforza (1494-1557) était très influente, elle fut en lutte avec le chancelier de Lithuanie Albertas Gostautas (1462-1539), petit fils de Jonas Gostautas. Gouverneur de Polotsk en 1514, de Trakai en 1519, puis de Vilnius en 1522, Albertas Gostautas est aussi chancelier de Lithuanie, titre le plus élevé en matière de pouvoir,  il défait une importante armée moscovite en 1518 et force l’ennemi à signer une paix de onze ans. Il dirigeait le conseil des nobles et représentait le roi lorsque ce dernier résidait en Pologne. Il soutint la reine Sforza pour qu’elle obtienne l’élection de son fils Sigismond Auguste comme successeur de Sigismond le Vieux, marchandant l’indépendance de la Lithuanie. Lorsque son ambition pour son fils fut réalisée, la reine ne tint pas sa promesse et Albertas Gostautas n’obtint pas l’indépendance de la Lithuanie qui était son grand dessein comme cela fut celui de son grand père Jonas Gostautas. Il dirigea la rédaction du « Statut », véritable constitution du Grand-Duché de Lithuanie. C’est sous l’impulsion de Albertas Gostautas que fut créée la première papeterie (1524) et que fut imprimé le premier livre (1547) en Lithuanie.
Sigismond I°- Le Vieux (1467-1548) eut quatre enfants :
-Sigismond II Auguste (1520-1572) marié en seconde noce à Barbara Radvilaité (Radzwill) (1520-1551) il fut grand-duc de Lithuanie et roi de Pologne.
-Anne (1523-1596) mariée à Etienne Batory (Steponas Batoras) - (1533-1586) qui fut grand-duc de Lithuanie et roi de Pologne.
-Isabelle (1509-1559) épouse de Jean Zapolya (1487-1540) qui fut roi de Hongrie.
-Catherine (1526-1583) épouse de Jean III Wasa (1537-1592) qui fut roi de Suède. Elle eut deux enfants : Anne Wasa (1568-1625), et Sigismond III Wasa (1566-1632) qui fut roi de Pologne et de Suède. La généalogie des Jagellon s’achève avec les deux fils de Sigismond III Wasa : Ladislas IV Wasa marié en seconde noce avec Marie - Louise Gonzague de Nevers (1611-1667) et Jean Casimir (1609-1672) qui à la mort de son frère épousa Marie-Louise Gonzague de Nevers.
 
SIGISMOND II AUGUSTE : 1520-1572. Il accéda au trône de Lithuanie en 1529 et régna sur la Pologne de 1548 à 1572, succédant à Aleksandras I°. Sa première femme Elisabeth de Habsbourg mourut en 1545. Il épousa en seconde noce Barbora Radvilaité (Radziwill) épouse de Stanislovas Gostautas décédé le 18.12.1542. Elles sont toutes deux enterrées dans la cathédrale de Vilnius.
 
HENRI DE VALOIS. (1551-1589) Il règne de 1573 à 1574, puis s’enfuit clandestinement à la mort de son frère Charles IX, pour recueillir la couronne de France.
Fiancé à Anne Jagellon (1523-1596), sœur de Sigismond II, élu le 9.05.1573 roi de Pologne et Grand-duc de Lithuanie il part le 2.12.1572 forcé par son frère Charles IX roi de France. Il était amoureux de Marie de Cléves Princesse de Condé.
Le 21.02.1574 il est couronné roi et grand-duc, mais le 15.06.1574 il apprend la mort de son frère Charles IX (30.05.1574), il est devenu roi de France le 18/19.06.1574 sous le nom d’Henri III à son retour de Pologne d’où il s’était évadé galopant 30 heures pour échapper aux polonais qui voulaient le retenir.
 
ETIENNE BATHORY. Prince  de Transylvanie (1533-1586) est élu roi et grand-duc le 15.12.1575. Il épouse Anne Jagellon (sœur de Sigismond II-1523/1596), il est couronné roi le 1.05.1576.
 
 
Pendant les XIII° et XIV° et essentiellement pendant les deux cents ans qu’a duré la dynastie des Jagellon, les Gostautas ont été associés à des postes éminents et ont participé efficacement  à coté des grands-ducs à la grandeur de la Lithuanie.
-Petras Gostautas,  Staroste  de Veliuona (1300-1360) ami de Gedyminas.
-Jonas Gostautas (....1458) chancelier sous le règne de Vytautas-Svitrigailas -Casimir-IV dont il fut le tuteur.
-Albertas Gostautas (1462-1539) chancelier sous le règne de Sigismond-I° Le-Vieux et Sigismond-Auguste).
-Stanislovas Gostautas (...-18.12.1542) vécu sous le règne de Sigismond-Auguste qui en deuxième noce épousa à sa mort, Barbora Radvilaité-Gostautiené (épouse de Stanislovas Gostautas). Mort sans héritiers, la fortune de cette branche des Gostautas devint propriété du Grand-duc.